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vendredi, 27 juin 2008

ORTF ?

Bayrou dénonce "un plan de prise de contrôle de l'audiovisuel"
Par Charlotte Chaffanjon dans Le Point



Le président du MoDem, François Bayrou, assure que "c'est une atteinte profonde au principe démocratique". © Remi Ochlik / MAXPPP

Nicolas Sarkozy a provoqué la polémique, mercredi soir, en proposant que le président de France Télévisions soit désormais nommé par le gouvernement , et non plus par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). Une levée de boucliers qui s'est surtout manifestée dans les rangs de l'opposition. À commencer par Patrick Bloche, Michel Françaix et Didier Mathus, députés socialistes qui ont claqué la porte de la commission Copé peu de temps avant la remise du rapport "pour une nouvelle télévision publique" au chef de l'État. "Le président de la République porte un coup grave à l'indépendance des médias puisqu'il prévoit à l'avenir de nommer lui-même le président de France Télévisions après avis d'un CSA dont on connaît aujourd'hui la composition monocolore", ont-ils fait savoir dans un communiqué publié mercredi soir.

"C'est un plan de prise de contrôle de l'audiovisuel en France", clame de son côté François Bayrou, interrogé par lepoint.fr. Le président du MoDem assure que "c'est une atteinte profonde au principe démocratique" et qu'une telle disposition ne "serait possible dans aucun autre pays démocratique où partout on sépare télévision et pouvoir. Il y a un moment où les Français vont dire : ça suffit, c'est impossible que des choses comme ça se passent en France sans que l'on dise rien". Son bras droit, Marielle de Sarnez, a regretté sur I-Télé "de ne pas avoir entendu le CSA" après l'annonce de cette décision. "On lui enlève une prérogative qui était la sienne et ses membres ne disent absolument rien", s'est-elle étonnée.

"Une rigolade"

Outre l'avis du CSA, le chef de l'État a affirmé que la nomination du président de France Télévisions par le gouvernement se ferait "sous réserve qu'une majorité qualifiée de parlementaires n'y fasse pas obstacle". Un dispositif qui s'inscrit dans le cadre de la réforme des institutions qui a besoin, pour être adoptée, de l'approbation des 3/5 du Parlement qui se réunira en congrès à Versailles, probablement le 21 juillet. Ce qui est loin d'être acquis , le texte suscitant des inquiétudes à droite comme à gauche. Ce "droit de veto" parlementaire ne convainc donc pas Patrick Bloche. "Celui qui a le moins envie que la réforme des institutions passe, c'est Nicolas Sarkozy, parce qu'elle renforce les droits du Parlement", a-t-il détaillé jeudi matin sur Europe 1 . François Bayrou juge de son côté que ce droit de veto "est une rigolade" puisque la majorité ne risque pas de s'opposer à la proposition gouvernementale.

Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a défendu la mesure jeudi matin sur RTL : "La responsabilité politique est entre les mains des élus. Ce n'est pas plus moral ou plus légitime de faire nommer le président de France Télévisions par une

Réforme des Institutions

Raincourt (UMP) : "L'opposition, grand bénéficiaire de la réforme des institutions"
Par Clément Daniez dans Le Point



Henri de Raincourt, président du groupe UMP au Sénat © JACK GUEZ / AFP

Le vote relatif à la réforme des institutions n'est toujours pas acquis. Bien malin qui dira en effet aujourd'hui si la majorité des 3/5 du Sénat et de l'Assemblée nationale sera obtenue, le 21 juillet, lors de la réunion du Congrès à Versailles. Notamment parce que les députés et les sénateurs socialistes refusent de voter un texte qui ne change rien dans le mode de scrutin du Sénat, ancré à droite depuis 1958. "Le principal bénéficiaire, c'est l'opposition", assure pourtant le président du groupe UMP au Sénat Henri de Raincourt, dans un entretien accordé au point.fr alors que débute, aujourd'hui, la première lecture au Sénat du projet de loi de modernisation de la Constitution.

Lepoint.fr : Sur quels points êtes-vous prêts à discuter avec l'opposition ?
Henri de Raincourt : Pour nous, c'est un peu l'inverse. C'est nous, le gouvernement et le groupe UMP, qui sommes à l'initiative. Nous proposons une réforme des institutions qui renforce les pouvoirs du Parlement. Le principal bénéficiaire, c'est l'opposition. Nous leur disons qu'ils ont là un moyen d'exister davantage, de se faire mieux entendre, d'avoir plus de possibilités de présenter leurs propositions. Maintenant, c'est à eux de se déterminer, de voir s'ils veulent saisir cette opportunité ou s'ils préfèrent s'enfermer dans une opposition un peu "primaire". Il n'est absolument pas certain qu'une telle initiative puisse revenir rapidement sur le bureau des assemblées.

Lepoint.fr : Depuis 1958, le Sénat a toujours été à droite. Pensez-vous qu'il puisse changer de majorité ? Les sénateurs de gauche estiment que non...
H. de R. : C'est tout à fait possible. Simplement, tout le système sénatorial a été basé depuis 1958 sur une assemblée qui amortit les secousses politiques avec un renouvellement par tiers tous les trois ans, et par un mode d'élection à la fois majoritaire et proportionnel. C'est la philosophie de la place du Sénat dans les institutions. Le groupe UMP n'est pas d'accord pour changer cela, mais la gauche a le droit de le proposer. Nous avons fait un pas très important en direction de l'opposition, avec la réforme initiée en 2003 et que la gauche n'a pas votée. Les sénateurs élus en septembre prochain auront un mandat de 6 ans et la gauche, sur la lancée des élections municipales et cantonales de mars, devrait gagner des sièges ; la moitié de l'hémicycle sera renouvelée tous les 3 ans à partir de 2011. Un changement de majorité peut donc se produire si la droite perd les municipales de 2014.

Lepoint.fr : L'amendement* du rapporteur UMP Jean-Jacques Hyest semble pourtant verrouiller toute possibilité de réformer le mode de scrutin du Sénat ?
H. de R : Il n'y a pas du tout de verrouillage, car la réforme du Sénat dépend d'une loi ordinaire, c'est-à-dire d'une loi pour laquelle l'Assemblée nationale a le dernier mot. C'est déjà ce qui est arrivé en 2000 lorsque le gouvernement de Lionel Jospin avait installé le scrutin proportionnel à partir de trois sièges par département. Une disposition cassée par le Conseil constitutionnel, et dont l'expression est reprise à l'identique dans l'amendement de Jean-Jacques Hyest. Il ne verrouille en aucune manière le mode de scrutin ou le collège électoral. Il dit simplement que ce collège électoral doit être composé essentiellement d'élus.

"Nos institutions fonctionnent plutôt bien, même très bien"

Lepoint.fr : Pourquoi les sénateurs ont-ils déposé moins d'amendements que les députés ? Et pourquoi ont-ils choisi de revenir sur la limitation de l'article 49-3 , voulu par le gouvernement lui-même ?
H. de R. : Pour ce qui est du nombre d'amendements, nous l'avons fait volontairement. La commission des lois du Sénat n'en a déposé que 43. Dans une perspective d'accord nécessaire entre les deux chambres, nous n'avons pas jugé utile de revenir sur certaines dispositions votées par l'Assemblée nationale. Nous sommes tout à fait en faveur de moderniser le travail parlementaire, mais nous ne voulons pas que le pouvoir exécutif soit entravé dans sa capacité d'initiative et d'intervention. C'est la raison pour laquelle nous avons retenu une disposition plus souple sur le point particulier du 49-3, en gardant la consultation de la conférence des présidents d'assemblée pour son recours. Nous ne connaissons pas l'avenir. Nous aurons peut-être besoin certaines années d'utiliser une fois, deux fois ou trois fois le 49-3.

Lepoint.fr : Les débats sur la Constitution ne passionnent pas les Français. Comment l'expliquez-vous ?
H. de R. : Hélas, les Français ne s'intéressent pas beaucoup au fonctionnement de nos institutions. Peut-être parce qu'elles fonctionnent plutôt bien, même très bien. Après l'instabilité de la IVe République, ils se sont précipités aux urnes pour adopter la Constitution de la Ve République proposée par le général de Gaulle. J'ai le sentiment que les institutions ont fait la preuve de leur solidité et de leur efficacité. Certes, il faut rééquilibrer parce qu'il y a le quinquennat et l'inversion du calendrier, mais il faut veiller à ne pas affaiblir le pouvoir exécutif.

* Cet amendement précise que les sénateurs sont élus "au suffrage indirect par un corps électoral essentiellement composé de membres des assemblées délibérantes des collectivités territoriales

jeudi, 26 juin 2008

52 maires refusent de payer

 

500 euros par an et par enfant scolarisé dans le privé : les communes de l'Yonne n'acceptent pas de « déshabiller » leur propre école.
CINQUANTE-DEUX communes à fin juin. Une vingtaine un mois plus tôt. Plusieurs délibérations votées entre février et juin. Dans l'Yonne, la mobilisation des élus contre la participation des communes au financement de l'enseignement privé va croissant. Réuni hier à Perrigny, le collectif qui s'est mis en place sur l'Auxerrois et la Puisaye auxerroise a annoncé que le mouvement avait vocation à s'étendre. « Il ne s'agit pas d'opposer école privée et école publique », insiste Bernard Brenot, le maire de Lindry. « En tant qu'élus communaux, nous sommes porteurs de fonds publics. Or, l'Etat, par la loi du 13 août 2004, nous impose de payer des montants de l'ordre de 500 euros par enfant et par an pour financer les établissements de l'enseignement privé avec lesquels il est sous contrat. Nos budgets n'étant pas extensibles, ce sera forcément au détriment de l'enseignement public laïque et gratuit.
C'est proprement inacceptable au nom de l'équité, le privé bénéficiant des subventions de l'Etat, de l'argent des parents d'élèves et de celui des communes. »
Autour de la table, des élus de communes rurales, de communes périurbaines, toutes tendances politiques représentées. Un seul souci : la préservation de la qualité des écoles communales et des différents services de cantine, de garderie. « Nous nous devons d'assurer la pérennité de nos écoles », témoigne Alexandre Bouchier. A l'instar de la commune de Ligny-le-Chatel qui envisage la réalisation d'un nouveau groupe scolaire dans le cadre du SIVOS (syndicat intercommunal à vocation scolaire), Saint-Denis-lès-Sens a financé la construction d'une maternelle : « C'est peut-être une image d'Epinal, mais l'école continue de constituer avec la mairie et l'église le cœur de nos communes. Financer le privé risque de mettre en cause le service public et à terme de déboucher sur des fermetures de classes. » Et Bernard Brenot de surenchérir : « La commune n'a pas à financer un choix familial.
D'autant que la participation des communes ne diminuera pas les sommes réclamées aux parents. L'argent communal viendra en supplément. »
Au cours de l'été, le collectif, déterminé à obtenir l'abrogation de l'article 88 de la loi du 13 août 2004, ne relâchera pas la pression, interpellant les présidents des maires de France et des maires ruraux de l'Yonne qui n'ont pas encore pris position, les parlementaires mais aussi le préfet. Début septembre, une réunion la plus large possible sera organisée et un projet de motion soumis à l'ensemble des conseils municipaux.
V. S.
Jeudi le 26 juin 2008

 

mardi, 24 juin 2008

Présentation des mesures innovantes en matière de réduction des risques pour les usagers de drogues

          

Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, a présenté aujourd’hui des mesures innovantes en matière de réduction des risques,pour les usagers de drogues intraveineuses, en déplacement au centre d’accueil pour toxicomane Beaurepaire de l’association Charonne, à Paris.

Alors que le secteur aborde une mutation permettant à chaque établissement de prendre en charge les différents types d’addiction, Roselyne Bachelot-Narquin, accompagnée du président de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT), s’est rendue sur le terrain pour les assurer de son soutien.

La ministre a présenté de nouvelles mesures dans sa politique de réduction des risques :

1) Prévention du passage à l’injection

Parce que la prévention de l’injection est un enjeu sanitaire décisif, Roselyne Bachelot-Narquin souhaite que l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (l’INPES) élabore une stratégie permettant d’identifier les publics concernés et de les informer le mieux possible.

La ministre a rappelé qu’actuellement, le problème sanitaire majeur concernant les usagers de drogues intraveineuses est la contamination par le virus de l’hépatite C, avec 3000 à 4000 nouvelles contaminations recensées chaque année.

2) L’éducation aux risques liés à l’injection

Des séances d’éducation aux risques liés à l’injection (ERLI) se tiendront dans certains Centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogue (CAARRUD).

L’Education aux risques liés à l’injection (ERLI) pourra être réalisée selon différentes modalités : entretiens individuels ou en groupe, apprentissage par vidéo, ou simulation d’injections. Un comité de pilotage, nommé par la Direction générale de la santé (DGS), évaluera ces expérimentations, et accompagnera éventuellement leur mise en œuvre.

3) Améliorer la politique de substitution

L’étude Méthaville, attendue depuis longtemps, va être lancée.

Il s’agit d’évaluer la possibilité d’autoriser des médecins de ville, volontaires et formés, à prescrire de la méthadone, actuellement utilisée comme traitement substitutif aux opiacés (TSO), dans le cadre d’une prise en charge globale et uniquement disponible dans des structures spécialisées.

Cette étude Méthaville vise à améliorer et à développer la politique de substitution qui concerne plus de 100000 personnes en France.

Roselyne Bachelot-Narquin a indiqué qu’elle souhaitait que ce projet d’étude soit lancé avant la fin de l’année.

4) Sécuriser la substitution

Roselyne Bachelot-Narquin a demandé à Didier Houssin, directeur général de la santé, de prendre un arrêté pour prévenir le détournement de certaines substances, telles que la buprénorphine. Cet arrêté définit des conditions de délivrance et autorise un suivi des consommations.

L’objectif affirmé : empêcher le détournement de ce type de produits, sans entraver l’accès à la substitution.

Les services du ministère de la Santé, ainsi que la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM), seront chargés de suivre cette mesure.

Une politique de réduction des risques ne peut, en effet, être efficace que si elle est responsable et encadrée.

5) Evaluer certains outils de réduction des risques

Le ministère de la Santé va lancer prochainement une évaluation de kits d’injection actuellement disponibles pour les usagers de drogues par voie intraveineuse et qui ont contribué à limiter la transmission de divers pathogènes lors de l’injection.

Les modalités de cette évaluation sont en cours d’élaboration par la Direction Générale de la Santé.

6) Améliorer la prise en charge de l’hépatite C chez les usagers de drogues

Le ministère de la Santé va lancer l’évaluation du traitement de l’hépatite C par des médecins généralistes, « en ville ».

Améliorer l’accès des usagers de drogue intraveineuse au traitement de l’hépatite C permettrait d’éviter l’évolution vers la cirrhose ou le cancer du foie. En outre, cela limiterait la transmission, en diminuant le nombre de personnes susceptibles d’en contaminer d’autres.

La ministre a rappelé que pour certains types d’hépatites C, la guérison peut être obtenue dans près de 80% des cas, au prix d’un traitement prolongé (six mois) dont le suivi est parfois difficile, et pour lequel les effets secondaires sont relativement fréquents.

Roselyne Bachelot-Narquin, par l’annonce de ces mesures novatrices, affiche sa volonté de mener une politique sanitaire forte dans le domaine des addictions

 

[Pascal]



 

 

A VOIR SUR LE WEB : sante.gouv.fr]

lundi, 23 juin 2008

Les nouvelles propositions législatives de la Commission

La Commission a officiellement présenté, le 20 mai 2008, des propositions législatives relatives au bilan de santé de la politique agricole commune (PAC), sur base de la consultation réalisée en novembre 2007 et du rapport de Lutz Goepel adopté par le Parlement européen (PE) le 12 mars 2008.
Ce bilan de santé n’est pas une réforme supplémentaire de la PAC, mais il tend à compléter la réforme de 2003. Il doit apporter une réponse à court terme aux agriculteurs, afin que ces derniers puissent répondre à une demande croissante de la part des consommateurs, et ne plus subir la pression d’outils interventionnistes maintenant dépassés.

La Commission propose un « découplage » total : suppression de tout lien entre les paiements directs (aides de l’UE aux agriculteurs) et la production (en termes de quantité). Celui-ci s’accompagnera d’une intégration dans un régime de paiement unique (RPU) par exploitation, sauf pour les primes aux vaches allaitantes, et aux ovins et caprins. Les subventions seront donc versées selon une base forfaitaire (par exemple en fonction de la taille des exploitations, et non plus selon les « rendements historiques »). Les très petites exploitations (superficie inférieure à un hectare) ne recevront donc plus de paiements. Les grandes exploitations verront leurs aides diminuer progressivement chaque année : les subventions diminueront de 3% par an pour les exploitations qui touchent entre 100 et 200 000€, 6% pour celles entre 200 et 300 000€ et 9% quand elles dépassent les 300 000€.

Des aides seront transférées du 1er pilier (production agricole) vers le 2ème pilier (développement rural). La Commission propose de porter à 13% le taux de modulation des aides d'ici 2013. ce taux est actuellement de 5%. Le budget consacré au développement rural devrait ainsi passer de 2,4 milliards d’euros à 4,4 milliards en 2012.
Les « interventions » (mécanisme d’achat public des excédents de production) des pouvoirs publics seront supprimées pour le blé dur, le riz, la viande de porc et le beurre, et ramenée à zéro pour les céréales fourragères.
Une adaptation à la réalité actuelle pourra se réaliser par la suppression du maintien obligatoire en jachère d’une partie des terres arables et par une augmentation progressive des quotas laitiers (1% par an jusqu’en 2014) et leur disparition complète en 2015.
Les Etats membres auront la possibilité d’aider plus spécifiquement certains secteurs à difficultés : les Etats Membres gardent actuellement 10% de leur enveloppe budgétaire nationale pour des paiements directs. Ils peuvent les affecter aux productions des régions défavorisées ou vers les secteurs qui nécessitent des mesures en matière environnementales ou pour améliorer la qualité des produits et leur commercialisation.

Accusées de participer à l’augmentation des prix et aux émeutes alimentaires, les cultures de bio-carburants de première génération (fabriqués à partir de produits servant aussi pour l’alimentation, type colza) ne seront plus financées. La Commission veut promouvoir les carburants de seconde génération.
La conditionnalité de l’aide (« éco-conditionnalité »), dont les critères ont été introduits par la réforme de 2003 (respect par les agriculteurs des normes environnementales, respect du bien-être animal et qualité des aliments) bénéficiera d’un système simplifié. On notera parmi les nouvelles exigences, la gestion des jachères et la gestion de l’eau.
La Commission souhaite développer une politique commerciale européenne ouverte permettant l’accès du marché européen aux pays en voie de développement. Les nouvelles techniques agricoles développées en Europe seront diffusées auprès des Pays en Voie de Développement.

La France, ainsi que 17 autres Etats Membres, soutiennent le mémorandum français sur la PAC, pour une Europe « ambitieuse, moderne et compétitive ».
La France craint une diminution des prix des produits laitiers par l’augmentation des quotas, et que cela ne mette en danger les éleveurs de régions fragiles : les zones de montagne dans lesquelles les coûts de production dépassent ceux des plaines. Elle requiert donc une aide ciblée.

Le Parlement Européen se limitera à donner son avis sur ces mesures, la procédure de codécision dans le domaine de l’agriculture ne s’appliquant qu’une fois le Traité de Lisbonne entré en vigueur. Le rapporteur Luis Manuel Capoulas Santos (PT, PSE) approuve toute modification permettant de
mettre fin à une PAC qui ne respecte pas la solidarité entre Etats Membres (42 milliards d’euros, soit 40% du budget européen allant principalement vers la France et l'Allemagne).

Les propositions seront examinées par le Conseil européen les 19 et 20 juin.

Une fois décidées (d’ici 2009), ces mesures devraient immédiatement entrer en vigueur.

Un numéro d’appel d’urgence unique dans l’ensemble de l’UE : le 112

Ce numéro a été mis en place en 1991 en plus des numéros nationaux, pour faciliter l'accès aux services d'urgence, en particulier pour les voyageurs. Depuis 1998, les États membres sont contraints, en vertu de règles communautaires, de faire en sorte que tous les utilisateurs de téléphones fixes et mobiles puissent appeler gratuitement le 112. Depuis 2003, les opérateurs de télécommunications doivent fournir des informations sur la localisation de l'appelant aux services d'urgence, afin qu'ils puissent rapidement porter secours aux victimes d'accident. Les États membres de l'UE doivent également faire connaître le 112 au public

dimanche, 22 juin 2008

Prochain Conseil



Madame, Monsieur,

J’ai l’honneur de vous faire connaître que le Conseil Municipal se réunira à la Mairie

le lundi 30 juin 2008, à 18 heures 30

Ordre du Jour :

1) Opération de recensement 2009
2) Modalités de mise en place du soutien scolaire
3) Plan Local d’Urbanisme
4) Indemnités Trésorier
5) Désignation d’un correspondant défense
6) Questions Diverses.

mercredi, 18 juin 2008

Europe

François Bayrou s'est exprimé en clôture du Congrès de Cap 21 dimanche 15 juin. Il est revenu sur le sujet européen et le "non" au référendum des irlandais. "on ne peut pas continuer à faire l'Europe sans les peuples". En revenant sur les trois craintes des citoyens en matière d'Europe: identité, démocratie et valeur, il nous explique que tant que les citoyens auront peur qu'on leur enlève ces trois valeurs essentielles, ils voteront "non" à la construction de l'Europe. "L'Europe doit être faite pour protéger les identités, pour donner du pouvoir aux citoyens et pour porter un modèle de société". Il aborde aussi la question de l'énergie: "nous avons dilapidé l'héritage de la nature et nous avons désormais, non seulement un problème écologique, mais aussi un problème économique à résoudre".

Soutien

J'ai apporté ce jour mon soutien à nos collègues des 100 communes du Haut Nivernais, du Morvan et du Sud de l’Yonne, qui ont unanimement décidé de nos alerter sur les conséquences en Bourgogne de la réforme de la carte hospitalière et sanitaire actuellement en cours.

En tant qu' élu, je suis membre de la conférence sanitaire du nord de l'Yonne, je participe ainsi à l'élaboration et la révision du SROSS et même si notre conférence est plutôt favorisée; il n'en demeure pas moins la necessité d'avoir une vision globale de la carte hospitalière.

Nous le savons toutes et tous pour le vivre au quotidien, des hôpitaux sûrs sont essentiels pour garantir à chacun l’accès aux soins et sont indispensables pour maintenir les médecins libéraux sur nos territoires, dans un contexte de crise de la démographie médicale.

D’après la coordination nationale des usagers de la santé ce sont des centaines d’établissements ou services hospitaliers qui, à court ou moyen terme, seraient réduits ou supprimés sur l’ensemble du territoire.

En Bourgogne, seuls 7 établissements hospitaliers pivots ne seraient pas affectés par des projets de restructuration.

Considérant que le droit à la santé, garanti constitutionnellement, doit demeurer un des piliers majeurs de notre République, je participe ainsi à l’alerte collective de cette situation. La lettre suivante sera adressée à Madame la Ministre de la Santé.


Madame Roselyne BACHELOT-NARQUIN
Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports
8 avenue de Ségur
75700 PARIS




Madame la Ministre,

Nous, maires de Bourgogne, tenons à vous faire part de notre inquiétude sur les conséquences de la réforme de la carte hospitalière et sanitaire actuellement en cours.
Elus de territoires ruraux ou semi urbains nous sommes confrontés à une crise des soins médicaux sans précèdent, liée au manque et au non-remplacement des médecins.
Soucieux de la santé de nos concitoyens, nous mettons tout en œuvre pour favoriser l’installation de professionnels de santé (création de maisons médicales, aides à l’installation, contrats avec les étudiants….).
Or, les restructurations d’hôpitaux et de services engagés- comme à Clamecy- ou à venir dans les 4 départements de Bourgogne viennent remettre en cause ce travail et ces efforts.
Pour le vivre au quotidien, nous affirmons que des hôpitaux sûrs et proches sont essentiels pour garantir à chacun l’accès aux soins et sont indispensables pour maintenir les médecins libéraux sur nos territoires.
Sans méconnaître la nécessaire réforme de notre système de santé publique comme la fragilité de certains hôpitaux gros ou petits, nous plaidons pour qu’un dialogue raisonné s’instaure avec les territoires afin que soit maintenu un maillage sanitaire qui assure la sécurité de tous.
Nous croyons, en effet, possible de réformer et d’enrichir notre offre de soins par la concertation et un effort d’imagination partagé.
En contact permanent avec nos populations, nous voulons témoigner de l’importance de commencer par examiner les besoins des territoires pour élaborer les projets sanitaires et non de partir du sommet pour éponger les déficits des plus grands établissements (plus de 100 millions d’euros de déficit pour les hôpitaux bourguignons en 2007).
Dans cet esprit, il nous semble urgent qu’un moratoire sur les restructurations hospitalières puisse être prononcé pour permettre, dans la sérénité et le travail, de construire ensemble une offre de soins en Bourgogne qui garantisse l’égal accès de tous à la santé comme le prévoit notre Constitution.
Dans cet esprit, nous sollicitons une rencontre avec une délégation des élus de Bourgogne afin de pouvoir vous exposer directement nos propositions.
Nous vous prions de croire, madame la Ministre, en l’assurance de notre parfaite considération.




Les maires de Bourgogne

lundi, 16 juin 2008

Personnes âgées maltraitées: plus d'appels sur le nouveau numéro unique

 

La secrétaire d’Etat à la Solidarité, Valérie Létard, a souligné samedi la «triste utilité» du nouveau numéro téléphonique unique à quatre chiffres pour dénoncer la maltraitance des personnes âgées ou handicapées, qui a reçu en trois mois autant d’appels qu’en 2006.
Le «3977», mis en place officiellement en février, a remplacé des numéros d’écoute gérés par deux associations, une en Ile-de-France et l'autre en province, qui laissaient cependant 36 départements sans couverture.
Depuis le 5 février, «le nombre d’appels ne cesse d’augmenter, témoignant ainsi de la triste utilité de ce numéro à quatre chiffres et de sa capacité à lever le tabou de la maltraitance des personnes âgées et des personnes handicapées», écrit Mme Létard, dans un communiqué diffusé la veille de la journée internationale contre la maltraitance des personnes âgées. «En trois mois, le 3977 a reçu 12.309 appels, soit autant d’appels qu’en 2006. Les appels proviennent pour 72% d’entre eux de femmes et concernent la maltraitance à domicile. Les victimes sont des femmes pour 71% d’entre elles. 48,5% ont un âge compris entre 76 et 90 ans», ajoute-t-elle. «Par ailleurs, dans 54% des cas les auteurs sont des hommes âgés de 41 à 61 ans qui, dans 47% des cas, cohabitent avec les victimes», écrit-elle encore.
D’autre part, «75% des appels ont un rapport avec la maltraitance, dont 20% concerne la maltraitance des personnes handicapées (mais) 25% correspondent à des demandes d’informations, à des situations d’isolement et de désarroi», note-t-elle.

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