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mercredi, 28 mai 2008

Un premier succès

Les salariés de l'entreprise ZF Masson, confrontés depuis des années au dossier délicat de l'amiante, viennent de remporter une première manche hier, devant le conseil des prud'hommes de Sens. Ils étaient défendus par Me Elisabeth Leroux du cabinet Teissonnière. Le juge départiteur a donné raison aux salariés en exigeant que soit payée aux personnes concernées la période de préavis qui a suivi leur départ de l'entreprise ce qui équivaut à une somme équivalente à deux ou trois mois de salaire.
« C'est une première victoire », clamait hier un responsable syndical, Ezzine Khalfaoui qui, avec ses camarades, croise le fer depuis près de cinq ans. « Nous sommes dans un domaine qui est marqué par une certaine ambiguïté dans la rédaction des textes. Cette décision représente pour les salariés une étape importante », commentait de son côté l'avocat parisien Jean-Paul Teissonnière qui plaidera le 12 juin, le second versant du dossier devant la cour d'appel de Paris.
L'enjeu se situe à un niveau important et l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), s'implique même dans ce dossier.

Il concernerait près de 150 000 personnes en France. Des personnes qui ont été confrontées à l'amiante au cours de leur carrière professionnelle. La demande des salariés de ZF Masson, qui réclament la perception d'un complément de salaire égal à la différence entre leur traitement lors de leur période d'activité et leur pension en qualité de préretraités, pourrait bien faire jurisprudence.
Ce complément concerne tous les salariés qui sont partis dans le cadre de la préretraite amiante.

YR

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